jeudi 7 juillet 2011

Désastre n°3 : Yoko et l'Ecosse


Celà fait aujourd'hui pile poil une semaine que je suis arrivée à Glasgow. Je vais très bien, merci de me le demander. Pour fêter cette première semaine (et pas parce que je suis naze et que je sais pas comment organiser mes pensées), j'ai décidé d'écrire en vrac toutes les choses que j'ai pu voir ici.

1 - Les écossaises ne savent pas se maquiller. Le blush, c'est fait pour avoir des joues rose naturel genre je-pique-un-mini-fard, pas pour ressembler à un camion volé. Forcément, les gamines ont beau avoir 13 ans, elles se prennent automatiquement 10 ans dans la gueule. Moi, ça va, on me donne toujours 19 ans (avec mon teint frais aussi...)

2 - Le survêt en éponge avec les Uggs portés dans la rue ne sont pas un mythe. Ici, c'est une réalité.

3 - Je ne sais toujours pas dans quel sens roulent les voitures. Y'a des feux partout, c'est rouge pour les uns, vert pour les autres, ils tournent dans un sens et pas dans l'autre, on dirait qu'ils vont se rentrer dedans... Mais non, ça va, ils survivent. Pour les piétons respectueux de la nature comme moi (et qui n'ont pas un flech à mettre dans les bus), on doit attendre trois plombes aux passages cloutés. C'est bien la peine d'appuyer sur le signal et de voir "WAIT" s'éclairer, je te jure...

4 - Il y a des asiatiques partout ici. Attendez, je répète : IL Y A DES ASIATIQUES PARTOUT ICI !!!!!

5 - Ok, dépenser tout son argent chez Primark, c'est mal. Mais est-ce que vous avez déjà vu d'aussi jolies choses à si bas prix en France ?!

6 - Les écossais ne sont pas comme les écossaises. Ils s'habillent bien, ils sont beaux et en plus, ils sont polis.

7 - Quand il fait 24° C, les écossais sont tous à poil dans les jardins publics. C'est la canicule et moi, je peine à enlever l'imper.

8 - Qui a dit que les british mangeaient mal ? J'ai trouvé des petits pois et des haricots verts en boîte !

9 - Le temps est un peu breton sur les bords... Mais j'ai évité la douche écossaise ! Puis-je penser que j'ai un peu de chance ?

10 - Tant de choses à voir ! Almost paraaadiiise (si t'as pas vu Boys Over Flowers, tu peux pas test). Mais où sont les Franz Ferdinand ?!

dimanche 3 juillet 2011

Désastre n°2 : Yoko en Ecosse (first steps)


Après un voyage fracassant (c'est peu de le dire), me voilà sur le sol écossais, valise à la main, épaule brisée par mon ordinateur - ma vie.

First step : Trouver le bus qui m'amènera en centre-ville. Je décide de ne pas m'emmerder (ça changera) et me dirige vers le bureau d'information même si je sens que je ne vais rien comprendre à ce qu'on va me dire. Mais moi, ch'uis une folle dans ma tête. En effet, je capte pas, le décodeur n'est pas encore branché sur "accent écossais à couper au couteau". C'est pas grave, j'ai mon ticket, je trouve le bus, la vie est merveilleuse. Après un "Hey ya !" retentissant du chauffeur (ma pudibonderie française est légèrement ébranlée. On dit "hello", sir !), nous partons vers Glasgow. Et là, je me dis que ça y est, j'y suis (presque).

Second step : Descendre au mauvais arrêt de bus. C'est pas ma faute aussi. Sur le papier y'a marqué de s'arrêter à la station Buchanan Street alors moi, j'écoute sagement. Sauf qu'à cet arrêt-là, y'a pas plus de métro que de poils sur le caillou de Zidane (j'aurai bien parlé d'une célébrité british pour rester dans l'ambiance mais là, de suite, y'a rien qui me vient). Bravement, je décide de revenir sur mes pas (comme si je pouvais VRAIMENT me souvenir du chemin qu'on avait parcouru). Je me décide enfin à me demander mon chemin. Parfois, je me dis que dans mon malheur d'être Miss Boulet, j'ai un peu de chance. Je suis tombée sur un écossaise qui m'a amené au métro tout en me disant que son fils était à Paris et que personne ne parlait anglais là-bas. Oui, madame, Paris, c'est caca.

Third step : Trouver l'auberge de jeunesse. Alors là, les gars, je suis trop bonne ! Du premier coup, comme ça, à l'intuition, je me suis épatée.

Fourth step : Essayer de ne pas pleurer à la vue de ma chambre. Là, par contre, je suis pas bonne du tout. Quand on m'a montré la chambre dans laquelle je dois passer 1 mois et demi avec deux collègues, j'ai cru mourir de désespoir. C'est pas que je sois hyper-maniaque mais quand même. 10m carré avec deux lits superposés, des valises et des fringues partout, une moquette qui date de Mathusalem, un matelas à ressors, un robinet qui fuit... HELP ! I NEED SOMEOOOONE HELP ! Puis après, j'ai vu les "sanitaires". Bref. Ne nous étendons pas. Ma joie première d'être arrivée à destination et d'être à Glasgow est retombée comme un soufflet.

Fifth Step : Essayer d'engager la conversation avec ses collègues. Bon, OK, je savais que les scots avaient un accent très prononcé, ceci dit, je ne pensais pas avoir l'air si conne à essayer de déchiffrer trois mots. HEUREUSEMENT (n'oubliez pas ma maigre chance), une de mes collègues est française et cherry on the cake, elle aime les dramas et la Kpop ! Wouhouuuuu !

C'est sur cette happy end que je vous quitte. La suite au prochain épisode !

vendredi 1 juillet 2011

Désastre n°1 : Yoko prend l'avion


Tout est dit dans le titre. Quand on me connait un peu, on sait que je suis un boulet de service. Le genre qui tombe, qui dit des conneries sans le vouloir, qui casse tout... Bref, LE boulet, quoi. Alors bien sûr, quand j'ai su que je devais partir à Glasgow, je me suis inquiétée. Mais moi, je ne suis pas comme tout le monde. Je ne m'inquiète pas pour le boulot, la ville inconnue, les futurs collègues. Non, moi, je m'inquiète parce que je dois prendre l'avion toute seule.

Déjà, prendre l'avion, c'est l'aventure. Quand tu l'as prit deux fois dans ta vie et que c'est ta meilleure pote qui te disait où aller et quoi faire, on peut dire que c'est comme si tu l'avais jamais fait. L'aéroport de Toulouse-Blagnac, je l'imaginais comme un gigantesque labyrinthe. En fait, non. J'ai tout trouvé, toute seule, comme la grande fille d'1m58 que je suis. L'avion, c'est marrant et j'adore les trous d'air, on se croirait dans les montagnes russes. Puis avec British Airways, tu te sens tout de suite dans l'ambiance. Sandwich au fromage (non identifié) et tasse de thé (sans sucre arrrgl !) à 9h du matin, normal. Mais le plus dur restait à venir...

L'aéroport de Blagnac à côté de celui de London-Heathrow, c'est du caca. Heathrow, c'est gigantesque, ça parle anglais et les portes d'embarquement ne vont pas de 1 à 50. Elles vont de 1-A à 80-Z (exagère-je vraiment ?). C'est une ville dans une ville. Pour aller d'un terminal à un autre, tu dois prendre le bus pendant 10mn. Je le sais, je l'ai prit 2 fois. Oui parce qu'il ne faut pas oublié que je suis un boulet (et les gens autour de moi aussi, donc ça n'arrange rien). J'avais donc une escale dans cette aéroport de merde et j'ai eu la bonne idée de demander à un membre du personnel de l'aéroport à quel terminal je devais me rendre pour Glasgow. "Glasgow ? Yeah, British Midlands, Terminal 1". Confiante, me voilà dans le bus pour traverser la mini-ville pleine de rond-point où il faut tourner dans le sens des aiguilles d'une montre. SAUF QUE je n'ai jamais trouvé ma destination sur le tableau. Et pour cause, mon vrai terminal, c'était le 5, celui où j'étais arrivée. Mais le plus drôle, c'est que j'étais déjà passée à la douane et au détecteur de métaux où ils me font le coup à chaque fois de me faire déchausser mes grosses Dr Martens qui pourraient contenir une bombe. Brrrref, un autre tour de bus gratuit plus tard, me revoili, me revoilou au terminal 1.

Après avoir traversé genre pendant 20mn la moitié de l'aéroport (qu'on m'explique à quoi ça sert de descendre les escalators pour revenir sur ces pas), déjà en nage, je me suis enfin affalée à ma porte d'embarquement. Une tasse de thé au lait sucré, quelques trous d'air et un atterrissage rebondissant plus tard, me voilà sur le sol glaswegian (parce que glasgowen, c'est pas beau). Of course, parce que je suis une stressée de nature, j'étais première devant le tapis des bagages. Alors que le temps tournait et les bagages aussi, je me suis mise à penser à Louis de Funès dans "Rabbi Jacob" quand il est assit sur la valise et qu'il tourne sur le tapis (on déstresse comme on peut...). Puis ma valise - ma malle - ma vie, a enfin pointé le bout de sa poignée et c'est toute jouasse (et hyper crevée), que je suis sortie de l'aéroport - l'enfer.

Pour la suite de mes aventures écossaises, you have to wait, mate !