
Tout est dit dans le titre. Quand on me connait un peu, on sait que je suis un boulet de service. Le genre qui tombe, qui dit des conneries sans le vouloir, qui casse tout... Bref, LE boulet, quoi. Alors bien sûr, quand j'ai su que je devais partir à Glasgow, je me suis inquiétée. Mais moi, je ne suis pas comme tout le monde. Je ne m'inquiète pas pour le boulot, la ville inconnue, les futurs collègues. Non, moi, je m'inquiète parce que je dois prendre l'avion toute seule.
Déjà, prendre l'avion, c'est l'aventure. Quand tu l'as prit deux fois dans ta vie et que c'est ta meilleure pote qui te disait où aller et quoi faire, on peut dire que c'est comme si tu l'avais jamais fait. L'aéroport de Toulouse-Blagnac, je l'imaginais comme un gigantesque labyrinthe. En fait, non. J'ai tout trouvé, toute seule, comme la grande fille d'1m58 que je suis. L'avion, c'est marrant et j'adore les trous d'air, on se croirait dans les montagnes russes. Puis avec British Airways, tu te sens tout de suite dans l'ambiance. Sandwich au fromage (non identifié) et tasse de thé (sans sucre arrrgl !) à 9h du matin, normal. Mais le plus dur restait à venir...
L'aéroport de Blagnac à côté de celui de London-Heathrow, c'est du caca. Heathrow, c'est gigantesque, ça parle anglais et les portes d'embarquement ne vont pas de 1 à 50. Elles vont de 1-A à 80-Z (exagère-je vraiment ?). C'est une ville dans une ville. Pour aller d'un terminal à un autre, tu dois prendre le bus pendant 10mn. Je le sais, je l'ai prit 2 fois. Oui parce qu'il ne faut pas oublié que je suis un boulet (et les gens autour de moi aussi, donc ça n'arrange rien). J'avais donc une escale dans cette aéroport de merde et j'ai eu la bonne idée de demander à un membre du personnel de l'aéroport à quel terminal je devais me rendre pour Glasgow. "Glasgow ? Yeah, British Midlands, Terminal 1". Confiante, me voilà dans le bus pour traverser la mini-ville pleine de rond-point où il faut tourner dans le sens des aiguilles d'une montre. SAUF QUE je n'ai jamais trouvé ma destination sur le tableau. Et pour cause, mon vrai terminal, c'était le 5, celui où j'étais arrivée. Mais le plus drôle, c'est que j'étais déjà passée à la douane et au détecteur de métaux où ils me font le coup à chaque fois de me faire déchausser mes grosses Dr Martens qui pourraient contenir une bombe. Brrrref, un autre tour de bus gratuit plus tard, me revoili, me revoilou au terminal 1.
Après avoir traversé genre pendant 20mn la moitié de l'aéroport (qu'on m'explique à quoi ça sert de descendre les escalators pour revenir sur ces pas), déjà en nage, je me suis enfin affalée à ma porte d'embarquement. Une tasse de thé au lait sucré, quelques trous d'air et un atterrissage rebondissant plus tard, me voilà sur le sol glaswegian (parce que glasgowen, c'est pas beau). Of course, parce que je suis une stressée de nature, j'étais première devant le tapis des bagages. Alors que le temps tournait et les bagages aussi, je me suis mise à penser à Louis de Funès dans "Rabbi Jacob" quand il est assit sur la valise et qu'il tourne sur le tapis (on déstresse comme on peut...). Puis ma valise - ma malle - ma vie, a enfin pointé le bout de sa poignée et c'est toute jouasse (et hyper crevée), que je suis sortie de l'aéroport - l'enfer.
Pour la suite de mes aventures écossaises, you have to wait, mate !
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