Après un voyage fracassant (c'est peu de le dire), me voilà sur le sol écossais, valise à la main, épaule brisée par mon ordinateur - ma vie.
First step : Trouver le bus qui m'amènera en centre-ville. Je décide de ne pas m'emmerder (ça changera) et me dirige vers le bureau d'information même si je sens que je ne vais rien comprendre à ce qu'on va me dire. Mais moi, ch'uis une folle dans ma tête. En effet, je capte pas, le décodeur n'est pas encore branché sur "accent écossais à couper au couteau". C'est pas grave, j'ai mon ticket, je trouve le bus, la vie est merveilleuse. Après un "Hey ya !" retentissant du chauffeur (ma pudibonderie française est légèrement ébranlée. On dit "hello", sir !), nous partons vers Glasgow. Et là, je me dis que ça y est, j'y suis (presque).
Second step : Descendre au mauvais arrêt de bus. C'est pas ma faute aussi. Sur le papier y'a marqué de s'arrêter à la station Buchanan Street alors moi, j'écoute sagement. Sauf qu'à cet arrêt-là, y'a pas plus de métro que de poils sur le caillou de Zidane (j'aurai bien parlé d'une célébrité british pour rester dans l'ambiance mais là, de suite, y'a rien qui me vient). Bravement, je décide de revenir sur mes pas (comme si je pouvais VRAIMENT me souvenir du chemin qu'on avait parcouru). Je me décide enfin à me demander mon chemin. Parfois, je me dis que dans mon malheur d'être Miss Boulet, j'ai un peu de chance. Je suis tombée sur un écossaise qui m'a amené au métro tout en me disant que son fils était à Paris et que personne ne parlait anglais là-bas. Oui, madame, Paris, c'est caca.
Third step : Trouver l'auberge de jeunesse. Alors là, les gars, je suis trop bonne ! Du premier coup, comme ça, à l'intuition, je me suis épatée.
Fourth step : Essayer de ne pas pleurer à la vue de ma chambre. Là, par contre, je suis pas bonne du tout. Quand on m'a montré la chambre dans laquelle je dois passer 1 mois et demi avec deux collègues, j'ai cru mourir de désespoir. C'est pas que je sois hyper-maniaque mais quand même. 10m carré avec deux lits superposés, des valises et des fringues partout, une moquette qui date de Mathusalem, un matelas à ressors, un robinet qui fuit... HELP ! I NEED SOMEOOOONE HELP ! Puis après, j'ai vu les "sanitaires". Bref. Ne nous étendons pas. Ma joie première d'être arrivée à destination et d'être à Glasgow est retombée comme un soufflet.
Fifth Step : Essayer d'engager la conversation avec ses collègues. Bon, OK, je savais que les scots avaient un accent très prononcé, ceci dit, je ne pensais pas avoir l'air si conne à essayer de déchiffrer trois mots. HEUREUSEMENT (n'oubliez pas ma maigre chance), une de mes collègues est française et cherry on the cake, elle aime les dramas et la Kpop ! Wouhouuuuu !
C'est sur cette happy end que je vous quitte. La suite au prochain épisode !

1 commentaire:
J aurais plutot dit bartez que zizou quand meme...
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